
Les soignants du service d'hémodialyse du Centre Hospitalier de Verdun Saint-Mihiel ont massivement répondu à l'appel à la grève ce jeudi 26 mars 2026. En cause : la suppression, depuis 2020, de la compensation des jours fériés tombant un samedi travaillé. Malgré une réunion de négociation à l'issue du préavis de grève, la direction reste sourde à leurs revendications, poussant les soignants à envisager un recours administratif.
Ce jeudi 26 mars 2026, les soignants du service d'hémodialyse du Centre Hospitalier de Verdun Saint-Mihiel ont déposé leurs blouses ce jeudi pour une journée de grève et de manifestation. Leur revendication ? Le rétablissement de la compensation des jours fériés tombant un samedi travaillé, une pratique supprimée depuis le 15 août 2020, alors qu'elle était appliquée auparavant.
Est républicain Verdun du vendredi 27 mars
Le contexte réglementaire
L'article 5 du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 précise que « lorsque le jour férié coïncide avec un jour de repos hebdomadaire, une compensation des jours fériés est accordée aux agents travaillant en repos variable ». Cependant, il est aussi stipulé qu'« aucune compensation n'est accordée lorsque les repos hebdomadaires interviennent à dates fixes incluant le samedi et le dimanche ». Depuis 2020, cette compensation n'est plus appliquée lorsque le jour férié coïncide avec un samedi travaillé, ce qui a suscité l'indignation des soignants concernés, notamment ceux du service d'hémodialyse, dont les plannings incluent régulièrement des samedis travaillés. Décret 2002-8 du 4 janvier 2002.
Une mobilisation pour le respect des droits des soignants
Les soignants, soutenus par le syndicat FO Verdun, dénoncent une perte de droits et une inégalité de traitement. « Nous travaillons du lundi au samedi, pour assurer la continuité des soins vitaux à nos patients. La suppression de cette compensation est une injustice et une remise en cause de nos conditions de travail », explique une infirmière. Ainsi, les personnels dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail et une absence de reconnaissance de leur engagement.
Une réunion de négociation sans avancée
À l'issue du préavis de grève, une réunion de négociation a eu lieu entre la direction et les soignants. Malgré les échanges, la direction du centre hospitalier a maintenu sa position, sans apporter d'arguments concrets ni de propositions alternatives. « Ils campent sur leurs positions, mais ne justifient pas leur refus par des éléments tangibles. C'est inacceptable », confie une infirmière du service. Face à cette impasse, les soignants, soutenus par leurs syndicats, envisagent désormais de saisir la justice administrative pour faire valoir leurs droits.
Quelles suites pour cette mobilisation ?
Les syndicat prépare un recours administratif pour obtenir gain de cause. Les soignants demandent un retour à l'application intégrale du décret de 2002, avec le rétablissement de la compensation pour les samedis travaillés coïncidant avec un jour férié. La direction, quant à elle, n'a pas encore communiqué sur les prochaines étapes.
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